EBOOK Quand les soignants temoignent...
Opis
Du droit individuel a "e;l'oubli"e; au devoir collectif de memoire
Somalie, 1981, camp de refugies de Bourdoubo A. Ce matin-la, en prenant son service, Philippe Gaurier (alors infirmier en mission humanitaire pour une ONG) decouvre dans une bassine a pansements un f tus, sans doute laisse la pour mort pendant la nuit. Fait incroyable, il gaspe il est tres faible, mais il vit ! Toute la journee, la question est obsedante: faut-il tenter de le sauver, de le maintenir en vie, malgre les pauvres moyens disponibles, et alors meme que sa mere n est plus la ? Urgence de la situation, poids du dilemme, dechirement de la decision Ce n est que des annees plus tard que l auteur, dans un premier ouvrage parviendra a revenir sur ce difficile souvenir et sur beaucoup d autres, a raconter ces moments de soins et a decrire ses emotions d alors Aujourd hui, il nous propose des histoires de soins recueillies aupres de professionnels (infirmiers, sages-femmes, ergotherapeutes, secretaires medicales ) qui, comme lui, ont vecu des moments forts et ont souhaite confier, souvent pour la premiere fois, certains de leurs souvenirs les plus marquants. Moments d indicible peine ou de joie extreme, toujours charges de beaucoup d emotion. Temoigner, donc, mais pour qui, pour quoi ? D abord pour soi-meme, pour se liberer du poids d emotions trop longtemps retenues, prendre de la distance par rapport a son propre vecu, et pouvoir enfin oublier peut-etre. Mais aussi, temoigner pour les autres, pour la construction d une memoire collective soignante puisque, ailleurs, autrement , c est un peu la meme realite a laquelle chaque soignant, separement, est confronte. Enfin, temoigner de facon plus generale vers la societe, pour que les soignants soient mieux connus et de fait, mieux reconnus. C est ainsi que les soignants ceux qui temoignent mais aussi tous les autres pourront passer progressivement du droit individuel a l oubli au devoir collectif de memoire.
Somalie, 1981, camp de refugies de Bourdoubo A. Ce matin-la, en prenant son service, Philippe Gaurier (alors infirmier en mission humanitaire pour une ONG) decouvre dans une bassine a pansements un f tus, sans doute laisse la pour mort pendant la nuit. Fait incroyable, il gaspe il est tres faible, mais il vit ! Toute la journee, la question est obsedante: faut-il tenter de le sauver, de le maintenir en vie, malgre les pauvres moyens disponibles, et alors meme que sa mere n est plus la ? Urgence de la situation, poids du dilemme, dechirement de la decision Ce n est que des annees plus tard que l auteur, dans un premier ouvrage parviendra a revenir sur ce difficile souvenir et sur beaucoup d autres, a raconter ces moments de soins et a decrire ses emotions d alors Aujourd hui, il nous propose des histoires de soins recueillies aupres de professionnels (infirmiers, sages-femmes, ergotherapeutes, secretaires medicales ) qui, comme lui, ont vecu des moments forts et ont souhaite confier, souvent pour la premiere fois, certains de leurs souvenirs les plus marquants. Moments d indicible peine ou de joie extreme, toujours charges de beaucoup d emotion. Temoigner, donc, mais pour qui, pour quoi ? D abord pour soi-meme, pour se liberer du poids d emotions trop longtemps retenues, prendre de la distance par rapport a son propre vecu, et pouvoir enfin oublier peut-etre. Mais aussi, temoigner pour les autres, pour la construction d une memoire collective soignante puisque, ailleurs, autrement , c est un peu la meme realite a laquelle chaque soignant, separement, est confronte. Enfin, temoigner de facon plus generale vers la societe, pour que les soignants soient mieux connus et de fait, mieux reconnus. C est ainsi que les soignants ceux qui temoignent mais aussi tous les autres pourront passer progressivement du droit individuel a l oubli au devoir collectif de memoire.